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Intercommunalité : « pas de débat houleux mais des réponses » (article du journal DNA du 04/03/2016)

12 Mars 2016, 17:00pm

Publié par Robin Burglin

Intercommunalité : « pas de débat houleux mais des réponses »

La fermeté des positions n’a pas empêché la courtoisie, et inversement, au sujet de la
réforme de l’intercommunalité : plusieurs maires ont reproché à leur président Jean-Rodolphe Frisch de s’être prononcé en faveur d’une com.com unique dans le Sundgau.
« Tout le monde peut s’exprimer librement, sans aucun problème, c’est ça la démocratie », a lâché un Jean-Rodolphe Frisch un peu amer après qu’un « déni de démocratie » lui ait été reproché ces jours derniers par quelques maires indignés par sa prise de position en faveur d’une intercommunalité sundgauvienne unique lors de la réunion de la commission départementale de coopération intercommunale.
L’une après l’autre, les communautés de communes du Sundgau « refont le match ». Après le
Secteur d’Illfurth la semaine dernière ( DNA du 27 février) et la Porte d’Alsace hier, c’est donc au
tour de la Largue d’avoir remis le couvert.
Et c’est Fabien Ulmann qui a ouvert le feu, ne désirant « pas de débat houleux mais des réponses ». S’il égratigne au passage un président dont il dénonce une certaine incohérence - « tu te plains de la grande Région, du grand canton et là tu valides une grande com.com ! »-, la chose est pour lui entendue : par deux fois en débat interne, la Largue a rejeté le « 6 +1 » proposé par le préfet mais également la grande com.com à sept. « Friesen, Fulleren, Hindlingen Largitzen, Mertzen, Mooslargue, les deux Seppois et Saint-Ulrich sont contre », dit-il, soit neuf sur douze. Par conséquent, « ton vote n’était pas représentatif, tu savais que ce n’était pas notre position ! » lance-t-il à un Jean-Rodolphe Frisch qu’il soupçonne d’avoir “joué perso” puisque favorable à une entité unique.
Un point nuancé par l’intéressé, au demeurant très calme et didacticien. « Oui, c’est vrai, nous
avons voté ici, à 16 contre 11, contre le schéma 6+1, ce que j’ai rappelé au préfet, sachant que les conseils municipaux ont eux aussi rejeté cette proposition. Mais ensuite, chacun y est allé de sa proposition », qui pour le « 4+3 », qui pour le « 7 », qui pour « une réunion des maires »… De fait, « quel était mon mandat ? Quelle position défendre parmi toutes celles exprimées ? », interroge le président qui a alors rappelé qu’il siégeait à la CDCI avant de l’avoir été, président, en qualité de maire de Pfetterhouse.

Majorité ? Légitimité ?

En outre, et quand bien même il aurait disposé d’une position nette à exprimer à ce sujet, il ne
pouvait donc pas plaider pour le « 4+3 » puisque le Jura alsacien n’en veut pas ! Sauf à lui imposer cette option, ce qui ne serait pas vraiment un progrès en termes de démocratie… En clair, Jean-Rodolphe Frisch dit avoir voté en son âme et conscience, relevant que les communes vont, à nouveau, être consultées, cette fois sur cet amendement relatif à la grande intercommunalité avant que le préfet ne tranche.
Secondé notamment par Pascal Sommerhalter de Mooslargue ou Paul Sahm de Hindlingen, Fabien Ulmann n’en démord pas cependant, convaincu qu’il est du jeu de dupe pratiqué par le préfet «alors qu’il y a une majorité contre ! ». Gérard Pfleger de Friesen n’en est pas convaincu : « c’est toujours les mêmes qu’on voit dans le journal ». Quant à Jean-Rodolphe Frisch, il glisse que « la majorité n’est peut-être pas là où vous le croyez : beaucoup de communes se sont prononcées en faveur d’une grande intercommunalité ! »
Reste que comme à Illfurth il y a une semaine, se pose la question de la légitimité de la CDCI : «
sur les 42 représentants, combien étaient du Sundgau pour décider pour l’ensemble des maires ? » glisse Jean-Jacques Schloesslen de Largitzen qui concède en revanche que le regroupement pourrait engendrer des économies.

Rendez-vous chez le préfet

Pire selon Fabien Ulmann qui craint une mise sous tutelle d’un opérateur privé, « que deviendrait la gestion de l’eau et le prix du m 3 ? », tout en reconnaissant ensuite que peu d’élus sans doute laisseraient faire cela… « Tu pleures avant d’être battu, c’est nous qui serons assis autour de la table », reprend le président. Peu importe, Fabien Ulmann n’a pas l’intention de « baisser la tête ».
Et il a la ferme intention de se faire entendre par le préfet, qu’il rencontrera avec d’autres élus le 9 mars prochain.
Conclusion de Jean-Rodolphe Frisch : « hé bien vas-y, et nous en reparlerons après ! »

Source: journal DNA du 04/03/2016

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